Nous ne pouvons pas ignorer ou rejeter l'air d'irréalité de la vie publique du Japon à la légère, car il est le même air que ses fonctionnaires respirent.
Les faits sur une grande partie de la vie sociale, politique et financière du Japon sont si bien caché que la vérité est presque impossible à savoir.
Le manque de données fiables est la différence la plus significative entre la démocratie du Japon et les démocraties de l'ouest.
Alors que les experts sur le Japon savent tout sur la différence fréquemment rencontré entre tatemae (une position officielle) et honne (une intention réelle), ils ont tendance à considérer la différence comme un stratagème de négociation.
Ils ne réalisent pas que l'attitude fondamentale du Japon vers l'information peut différer de ce qu'ils tiennent pour acquis à l'ouest.
Mais cela diffère radicalement.
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Wednesday, March 16, 2011
Sunday, July 25, 2010
Carlos Ghosn, plus gros salaire japonais
L'aide gouvernementale japonais pour l'achat d'une voiture dite "Eco-car" fonctionne tellement bien qu'il faut 2 mois et demi d'attente pour recevoir une Toyota Prius à moteur hybride.
Afin d'aider l'industrie automobile japonaise lors de la récession, le gouvernement offre une réduction à l'achat de véhicule électrique, hybride ou diésel "propre" ainsi qu'une suppression de la taxe d'acquisition et de la taxe carbone.
En réalité le programme "Eco-car" a plus à voir avec une aide pour l'industrie automobile en période de récession que pour des raisons environnementales.
Cette aide gouvernementale qui a déja été rallongé une fois et arrive à échéance au 30 septembre risque d'être rallonger indéfiniment à la demande des constructeurs.
L'aide gouvernementale ne peut être reçu par l'acheteur qu'après immatriculation du véhicule, puisqu'il y a deux mois et demi d'attente pour la Prius, l'aide ne peux plus être perçu aux personnes qui commandent en aout.
Alors que les sociétés deviennent de plus en plus puissantes, les états ont de plus en plus de mal à supporter le systême social permettant de protéger les sans-emplois.
Le gouvernement japonais a déjà aidé fiscalement l'équivalent de 630 milliards de yen pour l'achat de 4,5 millions de voitures.
Cette réduction de taxes veut aussi dire que les revenus gouvernementaux sont réduits d'autant.
Les voitures éco-friendly (ou Eco-car) qui sont censés aider les consommateurs dans leurs achats, ces bénéfices sont payés par les travailleurs dont beaucoup n'achètent pas de voitures neuves.
L'industrie automobile justifie les aides gouvernementales en disant que beaucoup de monde dépend de cette industrie.
Cet argument valable jusqu'à un certain point est devenu une belle farce depuis le mois dernier lorsqu'une nouvelle loi a été passé obligeant à rendre publique le salaire des dirigeants dépassant les 100 millions de yen annuel des sociétés listés en bourse.
L'étonnement fut grand puisqu'en tête de liste avec le plus gros salaire on trouve monsieur Carlos Ghosn, directeur de Nissan avec un salaire de 891 millions de yen. Ce qui représente 142 fois le plus petit salaire de chez Nissan.

Traditionnellement au Japon les dirigeants sont choisis au sein même de l'entreprise ou parmis les héritiers de la famille propriétaire.
Dans le passé, il était difficile de trouver un dirigeant avec un salaire de plus de dix fois celui de base de l'entreprise.
Evidemment, la presse national s'interroge sur le mérite du salaire de monsieur Ghosn.
Ce dernier a déclaré lors de la dernière réunion générale d'actionnaire que son salaire pouvait paraitre important au Japon mais que par rapport aux dirigeants des autres sociétés équivalentes sur l'echelle mondiale ce salaire était moins important.
En effet, le salaire moyen d'un dirigeant aux Etats-Unis en 2007 était de 275 fois celui du salaire de base de la même société.
Celui de monsieur Ghosn est basé sur le chiffre d'affaire de Nissan en 2008...Nissan était déficitaire de 230 milliards de yen, Nissan étant passé dans le positif en 2009 (bravo monsieur Ghosn!) l'opinion publique japonaise se demande si son salaire va encore augmenter.
Lors de cette même réunion, monsieur Ghosn a annoncé à ses actionnaire que Nissan ne verserait pas de dividende cette année. (on croirait voir un sketch de Fernand Raynaud)
Les performances de dirigeant de monsieur Ghosn font faire la grimace aux japonais, il a remonté les performances de Nissan en réduisant les couts de fabrication et de fonctionnement ainsi qu'en licenciant é tour de bras, ce qui boost les courbes en bourses mais qui ne démontre pas de créativité pour diriger une entreprise, comparons les actions de Carlos Ghosn et de Steve Jobs.
Carlos Ghosn étant un résident francais il paie évidemment moins de taxes au Japon que les autres dirigeants japonais.
A noter enfin que ni Nissan ni Toyota ne paient de taxes cette année, perte pour l'état et gains pour les sociétés.
Carlos Ghosn - 24 Leçons de management
Citoyen du monde
Comment Carlos Ghosn a sauvé Nissan
Afin d'aider l'industrie automobile japonaise lors de la récession, le gouvernement offre une réduction à l'achat de véhicule électrique, hybride ou diésel "propre" ainsi qu'une suppression de la taxe d'acquisition et de la taxe carbone.
En réalité le programme "Eco-car" a plus à voir avec une aide pour l'industrie automobile en période de récession que pour des raisons environnementales.
Cette aide gouvernementale qui a déja été rallongé une fois et arrive à échéance au 30 septembre risque d'être rallonger indéfiniment à la demande des constructeurs.
L'aide gouvernementale ne peut être reçu par l'acheteur qu'après immatriculation du véhicule, puisqu'il y a deux mois et demi d'attente pour la Prius, l'aide ne peux plus être perçu aux personnes qui commandent en aout.
Alors que les sociétés deviennent de plus en plus puissantes, les états ont de plus en plus de mal à supporter le systême social permettant de protéger les sans-emplois.
Le gouvernement japonais a déjà aidé fiscalement l'équivalent de 630 milliards de yen pour l'achat de 4,5 millions de voitures.
Cette réduction de taxes veut aussi dire que les revenus gouvernementaux sont réduits d'autant.
Les voitures éco-friendly (ou Eco-car) qui sont censés aider les consommateurs dans leurs achats, ces bénéfices sont payés par les travailleurs dont beaucoup n'achètent pas de voitures neuves.
L'industrie automobile justifie les aides gouvernementales en disant que beaucoup de monde dépend de cette industrie.
Cet argument valable jusqu'à un certain point est devenu une belle farce depuis le mois dernier lorsqu'une nouvelle loi a été passé obligeant à rendre publique le salaire des dirigeants dépassant les 100 millions de yen annuel des sociétés listés en bourse.
L'étonnement fut grand puisqu'en tête de liste avec le plus gros salaire on trouve monsieur Carlos Ghosn, directeur de Nissan avec un salaire de 891 millions de yen. Ce qui représente 142 fois le plus petit salaire de chez Nissan.

Traditionnellement au Japon les dirigeants sont choisis au sein même de l'entreprise ou parmis les héritiers de la famille propriétaire.
Dans le passé, il était difficile de trouver un dirigeant avec un salaire de plus de dix fois celui de base de l'entreprise.
Evidemment, la presse national s'interroge sur le mérite du salaire de monsieur Ghosn.
Ce dernier a déclaré lors de la dernière réunion générale d'actionnaire que son salaire pouvait paraitre important au Japon mais que par rapport aux dirigeants des autres sociétés équivalentes sur l'echelle mondiale ce salaire était moins important.
En effet, le salaire moyen d'un dirigeant aux Etats-Unis en 2007 était de 275 fois celui du salaire de base de la même société.
Celui de monsieur Ghosn est basé sur le chiffre d'affaire de Nissan en 2008...Nissan était déficitaire de 230 milliards de yen, Nissan étant passé dans le positif en 2009 (bravo monsieur Ghosn!) l'opinion publique japonaise se demande si son salaire va encore augmenter.
Lors de cette même réunion, monsieur Ghosn a annoncé à ses actionnaire que Nissan ne verserait pas de dividende cette année. (on croirait voir un sketch de Fernand Raynaud)
Les performances de dirigeant de monsieur Ghosn font faire la grimace aux japonais, il a remonté les performances de Nissan en réduisant les couts de fabrication et de fonctionnement ainsi qu'en licenciant é tour de bras, ce qui boost les courbes en bourses mais qui ne démontre pas de créativité pour diriger une entreprise, comparons les actions de Carlos Ghosn et de Steve Jobs.
Carlos Ghosn étant un résident francais il paie évidemment moins de taxes au Japon que les autres dirigeants japonais.
A noter enfin que ni Nissan ni Toyota ne paient de taxes cette année, perte pour l'état et gains pour les sociétés.
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Comment Carlos Ghosn a sauvé Nissan
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